Du 24 au 26 avril 2025, la SAFDF, avec le soutien du HCR, a organisé une formation à Butembo. L’objectif : outiller le groupe de dialogue, majoritairement composé de femmes déplacées, afin de renforcer les mécanismes communautaires de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre (VBG). Cette initiative s’inscrit dans un projet: » Renforcement des Mécanismes Communautaires de Prévention et Réponse aux VBG, couvrant les territoires de Beni, Lubero et la ville de Butembo.
Durant ces trois jours de capacitation, les participantes ont approfondi leurs connaissances sur les VBG et le leadership. Plusieurs thématiques clés ont été abordées, parmi lesquelles les généralités sur les VBG, le leadership féminin, le plaidoyer et l’autonomisation. La méthode participative, privilégiée lors de ces échanges, a permis aux femmes de contribuer activement et de s’approprier les concepts.
Bernadette Mungumwa, chargée de suivi et évaluation à la SAFDF, confirme que l’objectif a été atteint. « Les femmes étaient présentes comme attendu. Nous avons abordé toutes les thématiques prévues et conclu par la mise en place d’un plan d’action, » a-t-elle déclaré. Elle souligne également l’inclusion des femmes de la communauté d’accueil aux côtés des déplacées, reconnaissant que « les deux couches de femmes partagent les mêmes difficultés. » L’engagement des participantes a été palpable : « Généralement, toutes les femmes ont été actives, » ajoute Mme Mungumwa.
Les participantes ont chaleureusement salué cette initiative de la SAFDF et du HCR, qui leur a permis d’acquérir des notions essentielles. Elles se sont engagées à sensibiliser d’autres femmes pour lutter contre les violences, toujours une réalité dans la communauté.
Kasoki Vakevaghenda Anuarite et Kavira Mbwende Deborah, deux des participantes, témoignent de l’impact de la formation. « J’ai compris que le genre, c’est ce qui différencie l’homme de la femme. Avant, je pensais que cela consistait à différencier le travail des hommes de celui des femmes. Aujourd’hui, j’ai compris qu’il n’y a pas de différence, car les hommes et les femmes peuvent faire le même travail, » explique Mme Anuarite, soulignant une prise de conscience importante.
De son côté, Mme Deborah a trouvé la formation « très avantageuse sur plusieurs points qu’elle ignorait. » Elle a notamment appris que « la femme est aussi capable de faire ce que l’homme fait. » Face aux violences courantes dans la communauté, comme les mariages forcés et les injustices, elle s’engage : « Nous allons sensibiliser les autres membres de la communauté afin de contribuer à la lutte contre les VBG. »Vers la vulgarisation et l’action concrète.
L’étape suivante, précise Bernadette Mungumwa, sera la vulgarisation et la mise en œuvre des activités de prévention des VBG mentionnées dans le plan élaboré. « Nous avons mis en place un plan qui sera suivi dans la réalisation des activités de prévention des violences basées sur le genre. Ce sont ces femmes qui exécuteront ces activités, en collaboration avec le mobilisateur communautaire, » explique-t-elle. Parmi les actions prévues, on retrouve des sensibilisations et des activités de développement de compétences de vie, telles que l’apprentissage de la préparation de beignets, visant à renforcer l’autonomie des femmes.
Il est à noter que des formations similaires ont déjà été menées à Lubero, Oicha, Mangina et Kasindi, les autres zones où le projet de Renforcement des Mécanismes Communautaires de Prévention et Réponse aux VBG est mis en œuvre par la SAFDF avec l’appui du HCR.








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